La commune de Marseille

Suite à la prise de pouvoir par les bolchéviques en 1917 Lénine a déclaré : « Nous avons tenus un jour de plus que la Commune de Paris. »

Notre mission si toutefois nous l’acceptons est de tenir plus longtemps que la Commune de Marseille. Vu l’état de la culture aujourd’hui je fais un bref rappel historique sur ce qu’était la Commune :

La Commune de Paris est un mouvement insurrectionnel qui s’est déroulé pendant environ deux mois du 18 mars au 28 mai 1871. Pour Karl Marx il s’agit de la première insurrection prolétarienne autonome et l’un des fondements du Communisme.

Les Origines :

Évitons de mettre la charrue avant les boeufs, le peuple parisien ne s’est pas réveiller le matin en se disant : « Révoltons nous, on a rien d’autre à faire ! ». L’élan de la révolte à prit naissance une trentaine d’années avant. Les premières années de la République en 1793 jusqu’à la chute de Robespierre, avaient élaboré une constitution extrêmement démocratique, incarné par les droits de l’Homme de 1793 et décentralisée qui n’a jamais été appliqué. Le Directoire qui a succédé à la Convention Montagnarde pensait supprimer les droits de l’Homme de crainte que le préambule sur l’égalité ne serve de prétexte à l’agitation pour réclamer une égalité sociale ! Depuis le coup d’Etat du 18 brumaire qui a porté Bonaparte au pouvoir, la France n’a connu pratiquement que des régimes autoritaires (Premier Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, Second Empire). La Démocratie et la République n’ont fonctionné que très peu de temps. Les acquis de la Révolution Française sont plus ou moins tombés aux oubliettes et l’élan républicain a été étouffé dans l’oeuf. Notamment avec ce que j’appelle les espoirs déçus de 1848. C’est une période qu’on a appelé à juste titre ; le Printemps des Peuples. La majorité des peuples d’Europe ont secoué le joug des monarchies :

Le mouvement Jeune Irlande adopte le drapeau qu’on connait aujourd’hui : Vert pour lescatholiques, Orange pour les protestants, le Blanc symbolisant la paix entre les deuxcommunautés. Les Tchèques se soulèvent contre les autrichiens et le Polonais ont fait de même contre les Russes. C’est un échec ! Les irlandais sont massacrés, Prague est bombardée et la Pologne fut administrée comme une province militaire. En France, c’est une euphorie, la République est revenue après l’exil du dernier roi à avoir régné en France. De nombreuses personnalités littéraires participent au mouvement notamment Lamartine et un certain Victor Hugo. C’est également cette année qu’apparait une nouvelle doctrine voulant améliorer le sort des travailleurs et du peuple dans son ensemble :

Le Socialisme. Un théoricien socialiste allemand en 1848, un certain Karl Marx, écrit un texte encore populaire aujourd’hui : le Manifeste du Parti Communiste. Malheureusement la France aussi connait une déception. La république est proclamée mais les élections renvoient une majorité de députés royalistes et catholiques. Il y a une insurrection ouvrière dans Paris qui est réprimée dans le sang par le général Cavaignac. C’est la qu’un nouveau drapeau apparait, le drapeau tricolore est issu de la Révolution, le bleu et le rouge sont les couleurs de Paris et le blanc celui de la monarchie. Mais depuis la répression de Cavaignac, le drapeau français est devenu un symbole d’oppression. Les insurgés et les barricadiers préfèrent le drapeau rouge symbolisant le sang du peuple ouvrier, plus tard viendra le drapeau noir symbolisant le deuil de ceux qui sont tombés. De nos jours le rouge est associé au communisme et le noir à l’anarchisme.

Le Déclenchement de la Commune :

En juillet 1870, Napoléon III entreprend une guerre très mal préparée contre la Prusse qui conduit à une défaite humiliante en trois semaines. Le 4 septembre 1870 à la suite d’une journée d’émeutes parisiennes, la République est de nouveau proclamée et un gouvernement de la Défense Nationale s’installe à l’Hôtel de Ville et souhaitant poursuivre la guerre. Paris est assiégée et connait une grave famine durant l’hiver 1870-71. Les français humiliés apprennent que l’Empire Allemand a été proclamé au château de Versailles le 18 janvier. Jules Favre signe un armistice avec le chancelier allemand Bismarck qui prévoit outre la fin des hostilités, l’élection d’une Assemblée Nationale chargée de décider si on poursuit la guerre ou si on conclut la Paix.

Le 8 février, des élections sont organisées à la va vite sur deux listes. Les listes « Pour la Paix » et les listes « Pour la guerre ». Ce sont les listes pour la guerre qui remporte les élections. Les campagnes ont voté pour la paix et les villes notamment Paris pour la guerre. Il y a un hic, les listes pour la Paix ont été présentées par les royalistes. Il y a une double explication premièrement le Villes ont toujours été beaucoup plus révoltées que les campagnes qui elles restent plutôt conservatrices. Il y a un fossé qui se creuse entre le peuple et ses représentants et ce pour deux raisons :

La première est que les Parisiens ne se considèrent pas comme vaincu et parfaitement en état de marche pour continuer la lutte, c’est le bon vieux : « On a perdu une bataille mais pas laguerre. » La seconde est que le peuple parisien à peur de voir se rejouer le coup de 1848 à savoir que les classes aisées récupèrent le renversement de l’Empire à leur profit ! Mais ce phénomène ne s’est pas produit uniquement à Paris, la capitale à tendance à éclipser les autres villes tout comme en Irlande du Nord, la figure illuminée de Bobby Sands peut faire de l’ombre à celle de Patsy O’hara. Ainsi à Marseille également, de l’aigle impérial tombé, une Commune s’est levée.

La Commune de Marseille fut proclamée au lendemain de celle de Paris. Le conflit qui régnait au sein du Conseil municipal de Marseille entre républicains modérés et révolutionnaires était arbitré sinon attisé par la Garde nationale (bourgeoise) et la Garde civique (ouvrière). De plus, tous savaient qu’Alphonse Esquiros, l’administrateur supérieur des Bouches-du-Rhône, ayant fonction de préfet, s’opposait à Gambetta et au gouvernementprovisoire de Tours. Cela suffit pour provoquer une réaction populaire. Le 1er novembre 1870, l’Hôtel de Ville fut occupé et la Commune proclamée. La popularité du préfet restait intacte, mais effondré par la mort de son fils qui venait de succomber à la typhoïde, il se fit remplacer par Alphonse Gent1. Les circonstances jouèrent en faveur de celui-ci. Victime d’un attentat, il reçut immédiatement le soutien populaire. Cette sympathie à son égard lui permit de reprendre le pouvoir en main pour le compte du Gouvernement. Et le 13 novembre, le nouveau préfet put télégraphier à Tours que Le 3 octobre 1870 l’ordre régnait à Marseille. Gent avait été élu « Commissaire Général de la Ligue du Midi pour la défense de la République » qui regroupait qui groupait 15 départements. Sur son ordre, l’avocat Gaston Crémieux partit en mission dans toute la région. Il rédigea alors une proclamation qui signifiait ouvertement :

« Nous sommes résolus à tous les sacrifices, et, si nous restons seuls, nous ferons appel à la révolution, à la révolution implacable et inexorable, à la révolution avec toutes ses haines, ses colères et ses fureurs patriotiques. Nous partirons de Marseille en armes, nous prêcherons sur nos pas la guerre sainte. » La Ligue ne pouvait entrer qu’en opposition ouverte avec le gouvernement de la défense nationale et, au cours d’un meeting organisé à l’Alhambra, le 19 octobre 1870, Crémieux fit ovationner la Ligue du Midi, et la Commune Révolutionnaire. Le 22 mars 1871, l’avocat prit la tête d’un mouvement insurrectionnel. Il était accompagné de Clovis Hugues, un jeune journaliste de 20 ans, qui était son bras droit et proclamèrent tous deux, drapeau rouge à la main la République Sociale le 23 mars. Elle dura jusqu’au 4 avril quand les versaillais de Notre-Dame de la Garde écrasèrent sous les boulets le bastion communaliste de la Préfecture. Faits prisonniers par le général Henri Espivent de la Villeboisnet, les deux révolutionnaires furent déférés devant les tribunaux. Adolphe Thiers fit fusiller Crémieux au Pharo, le 30 novembre, et condamner Hugues à quatre ans de cellule et à une amende de 6 000 francs. Quelles furent les crimes des Communards marseillais et de leurs camarades parisiens? Je vais vous en énoncez quelques uns : Retour au calendrier révolutionnaire, les décrets étaient datés de l’an 79 de la République.

Etablissement d’une démocratie directe fondée sur la citoyenneté active Une politique plutôt tolérante : « Considérant que le drapeau de la Commune est celui de la République Universelle, la Commune de Paris a le droit de donner le titre de citoyen aux étrangers qui la servent. »

Egalité entre les Femmes et les Hommes dans le monde du travail

Liberté totale de la Presse

Election des fonctionnaires au suffrage universel, interdiction du cumul et même salaire qu’un ouvrier

Interdiction du travail de nuit

Instauration d’un salaire minimum

Limitation du temps de travail

Interdiction des retenues sur salaire

Election d’un conseil de direction tous les 15 jours dans une entreprise.

Gratuité des actes notariaux

Le mariage libre par consentement mutuel, exit les curés, 16 ans pour les femmes, 18 pour les hommes

Enseignement laïc, les signes religieux sont retirés des lycées

Séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Réquisition des logements vides.

Bref des mesures horribles promettant une société plus juste et plus sympathique que celle d’aujourd’hui ou l’Etat ne sert qu’à tenir les dégénérés et ou le système capitaliste conduit au suicide programmé appelé la « vie ».

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Lyon : Une militante de gauche violée par des fachos

À Lyon, le 2 juillet 2011, une militante a été interceptée en rentrant chez elle, interrogée sur ses contacts avec le milieu antifa, tabassée. Face à la résistance dont elle a fait preuve,
elle a été violée ….

Les 3 courageux agresseurs étaient des militants d’extrême-droite. Leurs derniers mots en partant furent : « à bientôt »

La concernée affirme qu’elle a toujours lutté contre le système, qu’en aucun cas elle ne se
réfugiera dans ses bras … elle ne portera donc pas plainte.

Dans un acte de courage de sa part, elle surmonte sa peur, sa douleur, et choque en décidant de communiquer sur ce qui lui est arrivé. Son objectif, c’est que cela ne se reproduise plus.

Elle ne souhaite pas se positionner en tant que victime, et ne veut pas être le porte-étendard d’une campagne de propagande. La lutte antifasciste se mène tous les jours.

Aujourd’hui, l’extrême droite lyonnaise vient de passer un nouveau cap. La violence et les actes de barbarie ne sont pourtant pas nouveaux.

En moins d’un an, nous pouvons comptabiliser une dizaine d’agressions à caractère raciste ou « militant » qui se sont soldées par des hospitalisations.

Les responsables de ces actes ne sont pas les seuls coupables. Tous les représentants de
l’extrême-droite lyonnaise sont à blâmer. Ce sont eux qui fournissent les éléments politiques et instaurent un climat de haine créant un environnement favorable à ce genre d’actes…

D’une manière plus générale, notre silence à tous et notre position passive envers la montée de l’extrême-droite nous laisse perplexe et soulève chez les militant-e-s antifascistes, beaucoup de questionnements et de remises en cause en ce qui concerne nos stratégies de lutte.

Ce communiqué ne cherche pas à indigner les masses, mais tout simplement à éveiller les
consciences.

Avec l’accord de la concernée, nous avons choisi de communiquer le plus largement possible. Nous espérons simplement mettre toute personne se considérant comme militante en face de la réalité.

N’attendons pas qu’il soit trop tard.

Nos slogans, devenus folkloriques pour certains, prennent ici tout leur sens.
Nous crions du fond de notre âme : ALERTA ANTIFASCISTA !

Merci de diffuser ce message et de prendre part dans les luttes au niveau local .

Collectif Nosotros
« Ni Oubli Ni Pardon »

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